Actualités


Vous trouverez sur cette page une sélection d'actualités scientifiques spécialement choisie pour vous par les membres de l'association.

Et si le Soleil nous ramenait au Moyen-Âge ?

Notre Soleil est comparable à une énorme boule dont le diamètre est plus de 100 fois supérieur de la Terre. Cette boule en fusion envoie en permanence dans le milieu interplanétaire des particules sous la forme d’un vent solaire. En fonction des humeurs de notre Soleil, il peut se produire des éruptions solaires qui vont libérer une quantité importante de particules et d’énergie et rendre le vent solaire dangereux pour nos technologies. En effet, on sait que même si notre planète est protégée par un bouclier magnétique, il y a une interaction entre le vent solaire et celui-ci. Certaines particules du vent solaire arrivent alors à passer ce bouclier et peuvent être à l’origine de belles manifestations lumineuses comme les aurores boréales. Mais elles peuvent aussi impacter les satellites, les systèmes de liaison bord-sol aéronautiques, les signaux GPS, les courants électriques au sol etc… Par exemple en 2003, suite à un événement solaire extrême, des aurores boréales ont pu être observées jusqu’en France, mais de nombreux satellites ont été endommagés et des villes au nord du Canada se sont retrouvées sans électricité.
Comme vous l’avez compris, le vent solaire agit directement sur des technologies dont nous pouvons difficilement nous passer : électricité, internet, téléphone… C’est pourquoi les scientifiques ont développé la météorologie spatiale pour étudier l’interaction entre le Soleil et la Terre, afin de mieux comprendre et anticiper ces épisodes violents.
Ce mois-ci une grande découverte a été faite dans le domaine et fait la une du fameux magazine de recherche Nature. Tahar Amari, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS au centre de Physique Théorique de l’Ecole Polytechnique a mis en évidence avec son équipe un phénomène clef d’une éruption solaire. En effet, lors d’une éruption solaire, il se forme une cage magnétique qui va contrôler la violence de l’événement. Notre Soleil possède lui aussi un champ magnétique, extrêmement complexe et agité, qui retient la plupart du temps les éruptions solaires. Mais cette équipe a constaté qu’en fonction de la force de la cage magnétique, l’éruption solaire allait être plus ou moins contenue. Les scientifiques effectuent alors une sorte d’échographie du Soleil pour voir comment la cage évolue, et a le potentiel de retenir une éruption en train de se former. Par exemple, en octobre 2014, la cage solaire a contenu les effets les plus violents d’une éruption qui aurait dû être tellement violente qu’elle nous aurait ramenés à coup sûr… au Moyen Âge.

Article : https://www.nature.com/articles/nature24671

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Nous sommes des poussières d'étoiles

Vous connaissez sûrement ce tableau périodique, recensant tout les éléments qui nous forment et nous entourent. Mais savez-vous d'où viennent ces éléments ? Lorsqu'un événement violent se produit dans l'Espace, il laisse derrière lui un héritage précieux qui a permis de construire chacun de nous. C'est par exemple suite au Big Bang que l'hydrogène s'est formé, et grâce à l'explosion d'une étoile massive que l'oxygène a pu apparaître.

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Une neuvième planète dans le système solaire ?

L’hypothèse d’une planète supplémentaire dans le Système Solaire a été évoquée de nombreuses fois au cours du 20e siècle. Jusqu’alors, toutes ont échouées. Début 2016, deux chercheurs américains ont apporté de nouveaux éléments qui semblent de plus en plus convaincants pour l’existence d’un tel astre.

Leur étude, basée sur les trajectoires de différents corps en orbite autour de notre étoile le Soleil, est prometteuse car de tels indices ont amenés à la découverte de Neptune, la plus éloignée des géantes de notre système. C’est un astronome français, Urbain Le Verrier, qui en 1846 a réussi a prédire l’existence et la position de cette dernière!

Cette potentielle neuvième planète serait une super-Terre, ou mini-Neptune, d’une masse d’environ 10 fois celle de notre Terre. Il s’agit là d’un type de planète bien connu pour les chercheurs étudiant les exoplanètes (celles qui orbitent autour d’autres étoiles que le Soleil) mais qui manque cruellement dans notre Système Solaire, et dans les environs… Existe-t-elle réellement ? Cela devrait prendre du temps avant d’en avoir la certitude car, si elle existe, elle est très loin et très froide donc difficilement observable. Affaire à suivre…

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La playlist de l'Espace : Go Johnny Go !

Vous avez sans doute entendu parler de la playlist que notre cher astronaute Thomas Pesquet a embarqué avec lui pour son séjour dans l'Espace(vous pouvez d'ailleurs la retrouver en ligne). Mais saviez-vous que depuis les débuts de l'exploration spatiale, les agences spatiales envoient des sons dans l'Espace ? En effet, lorsque la NASA a lancé la mission Voyager, celle-ci a embarqué avec elle une plaque contenant des informations clefs sur notre humanité et également des enregistrements sonores. Si les petits bonhommes verts récupèrent un jour cette sonde, ils pourront ainsi potentiellement trouver le chemin pour venir frapper à nos portes, et écouter le rock n roll indémodable de Chuck Berry ...

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Les sept planètes de TRAPPIST-1 : l’actualité en BD

En quoi la récente découverte d'exoplanètes autour de TRAPPIST-1 est-elle importante/originale ? Qui est-elle ? Comment l'étudier ?

L’auteur et illustrateur Sylvain Rivaud (alias Lepithec) s’est associé avec l’astronome Amaury Triaud (faisant partie de l’équipe à l’origine de la découverte de ce système planétaire) pour répondre à ces questions mais aussi expliquer, de manière très pédagogique, la science des exoplanètes à travers une super bande désinée.

Apprendre en lisant une BD, c'est facile! Faîtes vous plaisir ;)

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Il y aurait 2 000 milliards de galaxies dans l’Univers

Une équipe internationale d’astronomes dirigée par Christopher Conselice, professeur d’astrophysique à l’Université de Nottingham, confirme que l’univers contient au moins 2 000 milliards de galaxies, soit environ dix fois plus que ne le pensait jusqu’à présent.

Les astronomes ont longtemps cherché à déterminer le nombre de galaxies dans l’Univers observable, la partie du cosmos où la lumière des objets lointains a eu le temps de nous rejoindre. Les images capturées par Hubble Deep Field prises au milieu des années 90 permirent de donner une première idée de la question. On estima alors que l’Univers observable contenait entre 100 et 200 milliards de galaxies, chacune contenant plusieurs centaines de milliards d’étoiles. Des estimations qui nous donnaient déjà le vertige à l’époque. Mais selon une étude récente (fruit d’un travail de fouilles archéologiques intergalactiques long de 15 ans) menée par Christopher Conselice de l’Université de Nottingham, au Royaume-Uni, ce chiffre serait au moins dix fois trop bas.

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Trou noir : une équipe repère un festin stellaire incroyablement long

Dans une galaxie très lointaine (1,8 milliard d'années-lumière) s'est produit un évènement cataclysmique. Une étoile errante s'est aventurée trop près d'un trou noir supermassif, et a été littéralement déchiquetée par les colossales forces de gravité générées par ce dévoreur stellaire. Cet évènement, scruté dans les rayons X par trois télescopes spatiaux : Chandra et Swift de la NASA ainsi que l'observatoire spatial XMM-Newton de l’ESA, a littéralement stupéfait les astronomes par sa durée. Les précédentes observations d'un tel phénomène font état d'une durée relativement courte. Un an tout au plus, chiffre l'article publié le 6 février 2017 dans le magazine Nature Astronomy. "Nous rapportons ici la découverte d'un éclat super long (plus de 11 ans)" s'étonne l'article. "Des douzaines d'observations de telles destructions par effet de marée ont été faites depuis les années 1990, mais aucune n'est demeurée brillante aussi longtemps que celle-ci" s'étonne Dacheng Lin, premier auteur de l'étude et chercheur à l'université du New Hampshire aux États-Unis.

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Galileo: des pépins sur les horloges atomiques

Nouveau pépin sérieux pour le programme européen Galileo: plusieurs des horloges atomiques à bord de ses satellites sont en panne, mais « cela n'affecte pas pour le moment » le système de navigation qui vient de démarrer ses premiers services, selon l'Agence spatiale européenne.

« C'est une question sensible », car les horloges atomiques sont des éléments « très importants » pour le bon fonctionnement du système de navigation par satellites, concurrent du GPS américain, a souligné le directeur général de l'ESA Jan Woerner lors d'une conférence de presse à Paris.

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Les 10 évènements astronomiques qui vont marquer 2017

Voici 10 des évènements astronomiques les plus marquants qui jalonneront cette année 2017. Plusieurs d'entre eux seront visibles sans instrument, à l'œil nu tout simplement, notamment les regroupements planétaires ou conjonctions géocentriques.
Ainsi pourra-t-on admirer de beaux croissants lunaires, croiser les planètes les plus brillantes (Vénus, Jupiter, Mars), tantôt à l'aube, tantôt au crépuscule. Notre satellite naturel occultera aussi plusieurs fois des étoiles. Autrement, des comètes qui s'aventurent dans les parages de la Terre seront à observer dans une paire de jumelles ou une lunette astronomique et, qui sait, peut-être seront-elles visibles à l'œil nu. Deux éclipses de Soleil rythmeront l'année. La première sera annulaire et la seconde, totale, balaiera les États-Unis d'ouest en est.
Enfin, Saturne occupera une place à part cette année. Dans nos cœurs d'abord, car le 15 septembre, la mission Cassini (en orbite autour de la planète depuis 2004) prendra fin, mais aussi parce que, le 15 juin, vue de la Terre, l'inclinaison de la géante gazeuse nous permettra de contempler ses célèbres anneaux dans toute leur splendeur (cela n'arrive que tous les 15 ans).

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Dernières nouvelles du COSMOS

InfiniSciences s'associe à Astro-jeunes et profite de la venue de sept astrophysiciens en Auvergne pour proposer une conférence grand public au cours de laquelle quelques unes des dernières grandes découvertes en Astronomie seront expliquées. La mission de Thomas Pesquet, spationaute actuellement à bord de la Station Spatiale Internationale, sera également abordée.

Interviendront au cours de cette soirée (par ordre alphabétique) :
Romain Artigue (Chili) : spécialiste des étoiles à neutrons et des objets très massifs, comme les trous noirs.
Arnaud Beth (Imperial College / Londres) : un des chercheurs de la mission européenne Rosetta qui s'est posée sur une comète.
Jason Champion (IRAP / Toulouse) : spécialiste de la formation des planètes, en particulier dans les regions hostiles de la Voie Lactée.
Fabien Defrance (Observatoire de Paris / Paris) : spécialiste de l'instrumentation des radio-télescopes terrestres et spatiaux, pour l'étude du milieu interstellaire.
Gabriel Foenard (IRAP / Toulouse) : spécialiste de la poussière dans le milieu interstellaire.
Nicolas Laporte (University College London / Londres) spécialiste de l'étude des premières galaxies de l'Univers.
Laurianne Palin (IRF, Uppsala) : une des rares françaises à avoir travaillé en impesanteur, elle est spécialisée dans l'étude des aurores polaires.

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Pourquoi les astronautes ont-ils la vue qui baisse ?

Depuis une dizaine d'années, la vue des astronautes est au centre des préoccupations. En effet, des agences spatiales comme la Nasa ont réalisé que, lors de longs séjours spatiaux, certains astronautes tendaient à perdre une partie de leur vision. Pour l'agence américaine, ces problèmes, en général de l'hypermétropie, toucheraient un peu plus d'un astronaute américain sur deux, rapporte Le Figaro . Et l'astronaute français ne fait pas exception, dans son carnet de bord publié par Le Parisien , Thomas Pesquet explique : « Moi qui ai une excellente vue sur Terre, je sens qu'elle est déjà en train de diminuer dans l'ISS. »
L'astronaute ajoute : « L'absence de gravité augmente le flux sanguin à l'intérieur du crâne. Cela crée une pression qui affecte les yeux. » Mais Le Figaro avance que cela pourrait ne pas être la seule explication. En effet, le liquide cérébro-spinal, dans lequel baignent le cerveau et la moelle spinale, pourrait être en cause.

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